

samedi 3 juillet 2027
Symphonie n° 9 d'Anthonin Dvorak
direction : Henri GALLOIS
Espace Casadesus - Seillons Source d'Argens
Symphonie n° 9 « Du Nouveau Monde » – Antonín Dvořák (1841-1904)
Composée en 1893 lors du séjour d'Antonín Dvořák aux États-Unis, la Symphonie n° 9 en mi mineur, op. 95, plus connue sous le nom de « Symphonie du Nouveau Monde », est l'une des œuvres les plus célèbres du répertoire symphonique.
Invité à diriger le Conservatoire national de New York, Dvořák découvre un pays jeune, immense et en pleine construction. Fasciné par les chants afro-américains, les mélodies populaires et la richesse culturelle du continent, il y puise une profonde inspiration. Plutôt que de citer des thèmes existants, il compose des mélodies originales qui en évoquent naturellement le caractère et l'esprit.
Dès les premières mesures, l'œuvre transporte l'auditeur dans un univers où alternent élan héroïque, nostalgie, grands espaces et énergie conquérante. Son célèbre deuxième mouvement (Largo), avec le magnifique solo de cor anglais, est devenu l'une des pages les plus émouvantes de toute la musique symphonique. Il évoque à la fois la solitude des grands paysages américains et le mal du pays ressenti par le compositeur, loin de sa Bohême natale.
Le Scherzo, rythmé et dansant, rappelle l'énergie des fêtes populaires, tandis que le final, puissant et majestueux, réunit les thèmes entendus tout au long de la symphonie dans une conclusion d'une exceptionnelle intensité.
Créée triomphalement au Carnegie Hall de New York le 16 décembre 1893, la Symphonie du Nouveau Monde est rapidement devenue un symbole de rencontre entre les cultures européenne et américaine.
Plus de 130 ans après sa création, elle continue de fasciner les publics du monde entier par son souffle épique, sa richesse mélodique et son extraordinaire pouvoir d'évocation.
« La musique de Dvořák ne décrit pas l'Amérique : elle en traduit l'âme, vue avec les yeux d'un Européen émerveillé. »